Intelligence collective ou Management 3.0 : avez-vous franchi l’étape du Management participatif ?

Management participatif > Management collaboratif > Intelligence collective > Management 3.0

Le Management participatif est à l’origine de ce qu’on appelle alternativement Intelligence collective, Management 3.0, Management collaboratif, Management de l’innovation. Mais votre organisation a-t-elle déjà su largement mettre en place un management participatif ?

Quels sont les piliers du Management participatif ?

A l’opposé du Taylorisme où des personnes donnent à d’autres des listes de tâches précises à faire, le Management participatif s’appuie sur les travaux de Douglas Mc Gregor en 1960 (The Human side of Enterprise), plébiscités par tous les grands experts de l’Entreprise aujourd’hui (Peter F. Drucker, Jim Collins, Daniel H. Pink, Isaac Getz), l’être humain pour être performant a besoin de :

  • de Finalité : trouver du sens à ce qu’il fait, comprendre le Pourquoi il va le faire
  • de Liberté ou d’Autonomie pour s’auto-organiser et choisir le Comment le faire (seul ou avec l’aide de collègues). Il a besoin pour cela qu’on lui accorde de la Confiance
  • de Développement personnel : l’être humain pour rester performant et continuer à prendre du plaisir dans ce qu’il fait a besoin de progresser dans un domaine important pour lui

Le Management participatif est basé sur ces 3 piliers fondamentaux : donner du Sens, accorder de la Confiance et de la Liberté, offrir un cadre de Développement Personnel pour chacun.

 

Quels sont les principes du Management participatif ?

1. MOBILISER LE PERSONNEL :

Le management participatif encourage l’implication du personnel dans le traitement des problématiques de l’activité et dans la prise de décision. Le leader d’une équipe a pour mission d’utiliser l’intelligence collective de ses collaborateurs pour fixer les objectifs de leur équipe et prendre les décisions pour atteindre les objectifs de l’entreprise.

2. METTRE EN PLACE UNE DÉMARCHE DE DÉVELOPPEMENT DU PERSONNEL :

En favorisant la liberté de s’auto-organiser en équipe, l’idée est que chacun puisse œuvrer sur ce qu’il apprécie le plus, là où il crée le plus de valeur pour l’Entreprise et en même temps ce qui va lui apporter le plus de développement personnel. Pour cela, des conditions de travail favorables doivent être mises en place : stimuler l’écoute, le partage et la collaboration au sein du personnel de l’entreprise dans la lignée de la Vision définie par la direction. Il est nécessaire de développer la confiance  individuelle au départ, pour que l’intelligence collective puisse s’activer et au final permettre d’améliorer la performance de  l’entreprise.

3. DÉLÉGUER SON POUVOIR ET CONFIER LA RÉSOLUTION DES PROBLÈMES AUX ÉQUIPES CONCERNÉES :

Parce que les opérationnels organisés en équipe soudée savent plus vite résoudre un problème opérationnel qu’une remontée par la hiérarchie (qui demandera des avis à ces mêmes opérationnels), déléguer une partie du pouvoir de l’équipe dirigeante (chef d’entreprise et encadrement) aux employés va permettre d’accroître la réactivité de l’Entreprise et sa perforrmance. Cette délégation au profit de l’intelligence collective peut se faire progressivement en observant deux principes :

  • la subsidiarité : chaque membre de l’équipe est habilité à prendre une décision à son niveau, sans l’intervention du niveau supérieur.
  • l’alignement avec la Vision de l’Entreprise et sa stratégie : toute décision prise doit participer à la mise en œuvre de la stratégie de l’entreprise. Ce point est capital en management participatif : on ne peut pas faire de bon management participatif sans une Vision clairement définie et Partagée.

Le management participatif s’appuie sur l’intelligence collective pour rendre autonome les équipes en les laissant solutionner les problèmes à leur échelon, ce qui améliore la réactivité et le service Client.

4. METTRE EN PLACE UNE RÉGULATION :

Pour que management participatif fonctionne, il faut que l’équipe mette en place des dispositifs de régulation individuels et collectifs. Si l’on accorde, à soi-même et aux autres, le droit à l’erreur, on ne doit pas pour autant négliger l’autocontrôle. Les dispositifs de régulation déterminés par l’intelligence collective contribuent à l’efficacité du management participatif en rendant les équipes autonomes et responsables.

 

Quelles sont les limites du Management Participatif ?  Quels sont les freins à la mise en place du Management Participatif ?

Apparu dans les années 80, le Management Participatif peine à se déployer dans les Entreprises car :

  • son déploiement doit être ajustée au contexte de l’Entreprise
  • il requiert une transformation de la façon de penser du management et de l’employé

UN DÉPLOIEMENT DU MANAGEMENT PARTICIPATIF À AJUSTER SELON LES CONTEXTES

L’implication systématique de tous les salariés d’une équipe dans le processus de prise de décision peut s’avérer onéreuse (difficultés à tous se réunir, perte de temps pour certains) et inutile, particulièrement dans la résolution des problèmes du quotidien.

UNE TRANSFORMATION DE LA FAÇON DE PENSER DU MANAGEMENT ET DE L’EMPLOYÉ

Autoriser des employés à prendre des décisions, leur faire confiance, les laisser s’auto-organiser peut représenter une véritable transformation dans certains contextes, tant à la fois pour le dirigeant que pour le salarié.

  • La montée dans l’organigramme parfois chèrement acquise pour au final laisser ses collaborateurs décider entre eux et s’auto-organiser peut faire peur.
  • Devoir sortir du confort où l’employé n’est responsable d’aucun mauvais chiffre puisqu’il s’est contenté de faire ce qu’on lui demandait représente également un risque important pour lui.

Mais y-a-t-il encore le choix ? Faire plus de la même chose ne produit-il pas les mêmes effets ?

Selon l’étude Gallup, est-ce avec 9 salariés sur 10 désengagés qu’une Entreprise en situation difficile va aujourd’hui trouver les solutions innovantes pour aller vers une croissance annuelle à deux chiffres ?

Mettre en place le Management participatif nécessite une démarche progressive pour faciliter l’appropriation des changements pour chacun. C’est certainement le plus gros frein à son déploiement dans cette période où les solutions attendues doivent être déployées et rentabilisées à court terme.


Un merveilleux exemple de Management participatif ou Management collaboratif mis en place dans un sous-marin… indédit !

Quelle différence entre Management participatif  et Management collaboratif ? Quel rapport avec le Management transversal ou le Management en mode matriciel ?

Le management collaboratif fait appel à l’intelligence collective tout comme le management participatif pour s’enrichir par les pairs. Le management collaboratif peut ne pas traiter de la délégation de pouvoir et de la participation aux décisions à l’inverse du management participatif.

On parle aussi de Management en mode matriciel, de Management transversal non hiérarchique, notamment dans le management de projet. Le salarié peut être tour à tour chef de projet, contributeur, expert sur plusieurs projets auxquels il participe en parallèle. Et tout cela sans rôle hiérarchique. En cela, le management de projet transversal non hiérarchique est précurseur des formes de Management 3.0 qui se développent : Management collaboratif, Intelligence collective, Management de l’innovation, …

Indépendamment du vocabulaire, il est essentiel de revenir aux fondamentaux : quand est-ce que vous apportez le plus ?

Regardez simplement dans la sphère familiale, amicale ou associative, vous êtes capable de vous investir, de créer, de dépasser les difficultés lorsque vous contribuez à quelque chose d’important et qui a du sens pour vous. Et vous contribuez d’autant plus que vous êtes nombreux à partager ce sens (Vision partagée). Et en même temps que vous vous investissez, vous prenez du plaisir, vous êtes satisfait de contribuer à quelque chose de plus grand que vous et de voir que vous apportez aux autres dans le groupe. Les envies individuelles de chacun rejoignent alors l’envie collective qui permet de tous se dépasser. Un bel exemple d’utilisation de l’intelligence collective.

Pour en savoir plus :

Dans quel type de management vous définiriez-vous aujourd’hui ? Vous êtes experts en Management participatif et/ou en Intelligence collective, n’hésiter pas également à laisser vos retours d’expérience dans les commentaires.

Quel type de management vivez-vous au quotidien ?

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3 réflexions au sujet de « Intelligence collective ou Management 3.0 : avez-vous franchi l’étape du Management participatif ? »

  1. Excellent! je garde vos coordonnées pour éventuels besoin d’un projet en cours. Le fait que les informations sur le terrain soient denrée rare en France, apporte de la préciosité à ce site et annexes.

  2. Ping : Intelligence collective, Management 3.0, Management participatif : Principes, limites, gains – agile4fun.com

  3. Merci, la vidéo sur Poult m’a fait me demander si je rêvais : toutes mes valeurs et certitudes, je me sens comme un vilain petit canard qui a trouvé des cygnes. Mais aussi presque comme un dynosaure, moi qui ne milite que pour un vrai partage des enjeux financiers de l’entreprise en proposant des formations jusqu’aux ouvriers avec des jeux et les vrais chiffres de l’entreprise. Des intrications à trouver… http://actilude.com/nos-prestations/management-participatif/

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